{"id":6717,"date":"2023-03-11T11:28:55","date_gmt":"2023-03-11T11:28:55","guid":{"rendered":"https:\/\/florealpeleato.com\/?p=6717"},"modified":"2023-03-11T11:28:55","modified_gmt":"2023-03-11T11:28:55","slug":"le-christ-sest-arrete-a-eboli-portrait-du-cineaste-en-peintre-et-medecin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/le-christ-sest-arrete-a-eboli-portrait-du-cineaste-en-peintre-et-medecin\/","title":{"rendered":"Le Christ s&#8217;est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 \u00c9boli. Portrait du cin\u00e9aste en peintre et m\u00e9decin."},"content":{"rendered":"<p>LE CHRIST S\u2019EST ARR\u00caT\u00c9 \u00c0 \u00c9BOLI, PORTRAIT DU CIN\u00c9ASTE EN PEINTRE ET M\u00c9DECIN<br \/>\nPositif, n\u00ba 656, octobre 2015, p 96-98.<\/p>\n<p>Sous le regard des paysans de Lucanie peints pendant et apr\u00e8s son s\u00e9jour forc\u00e9 en 1935, Carlo Levi se rem\u00e9more au d\u00e9but du film son confinement en cette terre o\u00f9 pour le bourgeois, l\u2019intellectuel et l\u2019artiste \u00ab Turin est plus loin que l\u2019Inde ou la Chine \u00bb. Dans l\u2019immense salon peupl\u00e9 de tableaux, les visages de ces hommes et femmes creus\u00e9s par la faim et la fatigue rappellent \u00e0 Levi que \u00ab ni le Christ, ni le temps, ni l\u2019\u00e2me, ni l\u2019espoir, ni la raison de l\u2019Histoire \u00bb n\u2019ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 la dure \u00e9corce de cette r\u00e9gion du Sud de l\u2019Italie depuis toujours plong\u00e9e dans l\u2019h\u00e9b\u00e9tude et l\u2019asservissement. Oui, devant nous un cort\u00e8ge d\u2019\u00e9pisodes confirme h\u00e9las la d\u00e9tresse et l\u2019attachement atavique \u00e0 ce lieu car, dit l\u2019un des notables, \u00ab la nostalgie est notre perdition \u00bb. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e en gare d\u2019Eboli, Levi adopte un chien abandonn\u00e9, un compagnon \u00e0 l\u2019image de la solitude qui \u00e9treint les habitants. Mais, ni avant ni apr\u00e8s l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, il n\u2019a ressenti avec autant de force les liens qui unissent une communaut\u00e9.<br \/>\nTerre hivernale, brumeuse, flagell\u00e9e par la pluie &#8211; on en oublie m\u00eame son soleil blessant -, plus proche de la Gr\u00e8ce film\u00e9e par Angelopoulos travers\u00e9e par des t\u00e9moins d\u00e9sabus\u00e9s de l\u2019Histoire que des promesses d\u2019une Italie sensuelle et festive. L\u2019ingrate Lucanie n\u2019a rien des atours de la Sicile magnifi\u00e9e par Visconti dans Le Gu\u00e9pard, fi\u00e8re de son insularit\u00e9, fi\u00e8re d\u2019\u00eatre aussi silencieuse et immobile qu\u2019une statue, d\u2019\u00eatre de toute \u00e9ternit\u00e9 un \u00e9crin de beaut\u00e9. Ici le sol rude a \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9 par les dieux, abandonn\u00e9 aux hommes ploy\u00e9s par le f\u00e9odalisme ; c\u2019est un sud plus primitif que mythique. Malgr\u00e9 tout, le personnage de Levi \u00e9voque la figure du prince Salinas : la hauteur de vue, certaine raideur, une sensibilit\u00e9 filtr\u00e9e par la raison, la fascination pour l\u2019\u00e9rosion du temps, une propension \u00e0 l\u2019introspection &#8211; l\u2019un parmi des livres, l\u2019autre entour\u00e9 de tableaux -, un respect distant \u00e0 l\u2019\u00e9gard des paysans, et sans doute le m\u00e9pris \u00e0 peine voil\u00e9 des classes moyennes.<br \/>\nSous le double patronage de saint Luc &#8211; selon la tradition il veille aux destin\u00e9es des peintres et des m\u00e9decins &#8211; Carlo Levi, sous les traits de Gian Maria Volont\u00e8, apporte son soutien d\u00e9sengag\u00e9 \u00e0 ces paysans r\u00e9sign\u00e9s, comme le lui reproche sa soeur Luisa. D\u2019abord g\u00ean\u00e9 par son statut d\u2019homme du nord, d\u2019exil\u00e9 politique auquel tout ou presque est interdit, m\u00eame la lecture de Montaigne, r\u00e9duit \u00e0 quelques promenades circonscrites, \u00e0 suivre dans le ciel le sillage d\u2019un oiseau rapace, \u00e0 oublier la mesure du temps, \u00e0 \u00eatre priv\u00e9 de femmes, peu \u00e0 peu, par-del\u00e0 les diff\u00e9rences sociales et culturelles, il fait accepter sa pr\u00e9sence.<br \/>\nJamais ou presque il n\u2019interrompt son interlocuteur, qu\u2019il soit un vieux collecteur d\u2019imp\u00f4ts d\u00e9test\u00e9 par les villageois, un menuisier nostalgique des ann\u00e9es v\u00e9cues \u00e0 New York, le marquis Rotunno contrit par une conception rancie du catholicisme, le cur\u00e9 alcoolique Traiola us\u00e9 par ses ouailles soumises, don Luisino, le maire fasciste, ou Julia, son employ\u00e9e de maison d\u00e9sireuse d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par trois anges. Levi, en empathie avec eux, renonce \u00e0 parler si ce n\u2019est pour les inciter \u00e0 s\u2019ouvrir davantage. C\u2019est au prix de cette annihilation de soi qu\u2019il re\u00e7oit ces paroles sinc\u00e8res. Le film offre une succession de monologues en accord avec le ton ruminatif de son protagoniste, toujours \u00e0 l\u2019aff\u00fbt d\u2019une conscience en \u00e9veil, f\u00fbt-ce parmi des enfants assis par terre pour dessiner sans entraves. Leur plaisir insouciant sera bient\u00f4t amenuis\u00e9, peut-on penser, par le dolorisme des adultes, saisi par le pinceau de Levi et la cam\u00e9ra de Rosi.<br \/>\nLe cin\u00e9aste ins\u00e8re au sein de ces confessions les choeurs antiques de femmes afflig\u00e9es par la mort d\u2019un proche, de m\u00e8res qui assi\u00e8gent Levi afin d\u2019obtenir de lui des soins pour leurs enfants affaiblis par la malaria, d\u2019hommes attabl\u00e9s dans une taverne tandis que l\u2019un d\u2019eux entonne une vieille chanson reprise ensuite par chacun, d\u2019hommes encore r\u00e9unis sur la place du village pour dire leur col\u00e8re contre l\u2019absence de m\u00e9dicaments ou pour c\u00e9l\u00e9brer \u00e0 la fin la lib\u00e9ration de la plupart des confin\u00e9s politiques. Puis, pour t\u00e9moigner leur affection \u00e0 Levi, hommes, femmes et enfants forment un dernier choeur, sous une pluie cinglante, autour de la voiture dans laquelle il s\u2019\u00e9loigne \u00e0 jamais du village.<br \/>\nAux monologues et aux choeurs, Rosi ajoute une troisi\u00e8me prise de parole, autoritaire celle-ci. La parole des puissants parvient aux habitants dans les harangues du maire don Luisino du haut de son balcon et, peu avant la fin du film, au travers du discours du Duce transmis par la radio pour c\u00e9lebrer la victoire en Abyssinie, tandis que la cam\u00e9ra parcourt, en un tr\u00e8s bel \u00e9quivalent de travelling film\u00e9 de l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une voiture, les champs environnants o\u00f9 tout labeur s\u2019interrompt car des vol\u00e9es de cloches signalent un \u00e9v\u00e8nement exceptionnel. L\u2019emprise de cette voix oraculaire sur les silhouettes clairsem\u00e9es dans le paysage d\u00e9nud\u00e9 r\u00e9sume des si\u00e8cles d\u2019oppression. En contrepartie, le sermon du cur\u00e9 Traiola le soir de No\u00ebl, au scandale du maire et de ses partisans, donne la part belle aux vertus \u00e9vang\u00e9liques.<br \/>\nIl en co\u00fbte \u00e0 Levi de parler de lui-m\u00eame. C\u2019est \u00e0 peine si l\u2019on d\u00e9couvre sa conviction antifasciste gr\u00e2ce aux lettres lues par don Luisino ou lors d\u2019une conversation avec sa soeur Luisa. Sa passivit\u00e9 apparente est le revers de sa lucidit\u00e9. Il pourrait faire sienne la lac\u00e9rante r\u00e9flexion de Scott Fitzgerald : \u00ab On devrait pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et pourtant \u00eatre d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 les changer. \u00bb. Dans la longue conversation maintenue avec le maire, Levi s\u2019autorise enfin \u00e0 dire les maux de la Lucanie envahie puis d\u00e9pec\u00e9e par de lointains roitelets, dont la morgue est \u00e0 l\u2019origine du brigandage, si semblable aux jacqueries gr\u00e2ce auxquelles les paysans se vengent des vexations subies. Mais c\u2019est avec mod\u00e9ration, pond\u00e9ration m\u00eame, compr\u00e9hensible pour un prisonnier politique, et avec lassitude que Levi mentionne ces m\u00e9faits. Dans son phras\u00e9 la blessure poind derri\u00e8re la ma\u00eetrise.<br \/>\nAu quotidien cet observateur accumule des notations infimes qui plus tard nourriront son livre, Le Christ s\u2019est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 \u00c9boli, et ses tableaux. \u00catre sans cesse sur la r\u00e9serve est pour un com\u00e9dien une t\u00e2che difficile dont Gian Maria Volont\u00e8 s\u2019acquitte superbement. Arpenter les rues, s\u2019asseoir \u00e0 une table pour \u00e9couter, boire un verre de vin ou jouer aux cartes, voil\u00e0 ce que le metteur en sc\u00e8ne propose \u00e0 l\u2019acteur, omnipr\u00e9sent d\u2019ailleurs, si bien que nous d\u00e9couvrons tout par le biais de son regard, en une sorte d\u2019effet de cam\u00e9ra subjective \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du film. Sa position de spectateur le contraint \u00e0 int\u00e9rioriser ses \u00e9motions, il est vrai, mais en lui le militant s\u2019efface derri\u00e8re l\u2019artiste capable de percevoir l\u2019autoritarisme du r\u00e9gime mussolinien dans un simple plat de p\u00e2tes pos\u00e9 sur une murette qu\u2019un prisonnier politique vient chercher jour apr\u00e8s jour. Juste avant le d\u00e9part de Levi, un plan d\u2019assiette couverte film\u00e9 en plan rapproch\u00e9 rappelle l\u2019iniquit\u00e9 du gouvernement fasciste.<br \/>\nMoins brillant que Salvatore Giuliano, moins rageur que Main basse sur la ville, moins opaque que L\u2019affaire Mattei, moins complexe que Lucky Luciano, moins inqui\u00e9tant que Cadavres exquis, ce film est pourtant le plus \u00e9mouvant de Rosi, en d\u00e9pit de sa teneur presque t\u00e9l\u00e9visuelle, de sa lin\u00e9arit\u00e9 sans cr\u00eates et des servitudes de la coproduction. Peut-\u00eatre est-il le plus beau, si l\u2019on accorde un prix \u00e0 la compassion, tolsto\u00efenne si l\u2019on veut. Mais il y a plus. Il faut nous demander si Le Christ s\u2019est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Eboli n\u2019est pas un film dialectique, pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu\u2019il d\u00e9passe la d\u00e9nonciation pour laisser affleurer les contradictions, pour atteindre \u00e0 une sorte de constat d\u00e9pouill\u00e9, comme si le cin\u00e9aste harass\u00e9 par les dossiers haletants d\u00e9sirait poser un regard presque apais\u00e9. Sans \u00e9quivoque, le dernier plan du film, sur lequel d\u00e9file le g\u00e9n\u00e9rique, nous invite \u00e0 la r\u00e9flexion. Le d\u00e9tail d\u2019un tableau peint par Levi isole le visage d\u2019une enfant qui se tourne vers le spectateur pour l\u2019interpeller. Il s\u2019agit en fait du premier tableau vers lequel Levi est attir\u00e9 au cours du prologue et \u00e0 sa vue &#8211; un zoom nous en approche -, s\u2019active la m\u00e9moire de son s\u00e9jour en Lucanie. Le ton de d\u00e9fi de la petite fille dit mieux que tous les pr\u00eaches \u00e0 quel point nous laissons mourir ceux qui ont besoin de nous. La frontalit\u00e9 de son regard est nette et sans appel.<br \/>\nL\u2019infinie tristesse du film f\u00e9conde cependant la pens\u00e9e de Levi, en ce sens elle n\u2019est pas vaine. Henri-Pierre Roch\u00e9 a \u00e9crit : \u00ab Je crois en la souffrance utile \u00bb, sans doute \u00eatre artiste consiste \u00e0 surmonter sa douleur pour que chacun y puise un baume. Nous rend humains ce qui nous est commun, y compris la peine profonde et l\u2019on sait gr\u00e9 au cr\u00e9ateur de l\u2019avoir cristallis\u00e9e. A cet \u00e9gard, si le film de Rosi ne peut \u00eatre qualifi\u00e9 de complaisant c\u2019est que l\u2019auteur ne montre pas le malheur lest\u00e9 par le fatum mais la souffrance, et c\u2019est bien diff\u00e9rent. Personne n\u2019\u00e9chappe \u00e0 cette derni\u00e8re, qui n\u2019interdit pas des instants de r\u00e9pit, voire de joie, mais certains apprennent \u00e0 \u00e9viter le malheur. Vouloir \u00e0 tout prix introduire une note d\u2019espoir dans le film serait l\u2019aveu d\u2019un \u00e9chec. Pire encore, ce serait malhonn\u00eate, cela rel\u00e8verait de la manipulation. A la fin des ann\u00e9es soixante Pasolini assista \u00e0 l\u2019avant-premi\u00e8re d\u2019un film des fr\u00e8res Taviani et leur dit ceci : \u00ab Votre optimisme est plus tragique que mon pessimisme. \u00bb En effet, les lendemains souvent sombres des utopies \u00e9touffent l\u2019\u00e9lan vital.<br \/>\nDans Eboli Gian Maria Volont\u00e8 porte en lui une identit\u00e9 aux contours ind\u00e9cis, dissoute dans une sorte d\u2019\u00e2me collective \u00e0 son tour \u00e9parse dans le paysage. \u00c0 ce refus de tout r\u00e9v\u00e9ler, choisi par les sc\u00e9naristes et le r\u00e9alisateur, le com\u00e9dien ajoute une mall\u00e9abilit\u00e9 nourrici\u00e8re qui demande de sa part la capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre auscult\u00e9 par la cam\u00e9ra, sans crainte de voir son ego malmen\u00e9. Face \u00e0 Levi le spectateur acquiert l\u2019\u00e9trange sensation de comprendre l\u2019homme sans pour autant le conna\u00eetre.<br \/>\nDans leurs autres collaborations Rosi a confi\u00e9 \u00e0 l\u2019acteur les r\u00f4les des taciturnes Enrico Mattei (L\u2019affaire Mattei) ou Lucky Luciano (Lucky Luciano), qui sur le seuil de la mort demeurent des \u00e9nigmes, car l\u2019homme qui s\u2019effondre dans un a\u00e9roport (Lucky Luciano) et le cadavre cach\u00e9 dans une b\u00e2che apr\u00e8s un accident d\u2019avion (L\u2019affaire Mattei), sont au fil de ces enqu\u00eates \u00e9clat\u00e9es aussi myst\u00e9rieux que Charles Foster Kane dont le fameux \u00ab Rosebud \u00bb n\u2019\u00e9lucide en rien le parcours d\u2019une vie. Ils partagent avec le personnage cr\u00e9\u00e9 par Welles le go\u00fbt de la faconde, de la repr\u00e9sentation, des accointances avec le pouvoir, l\u2019impossibilit\u00e9 \u00e0 vivre une relation intime, tout autant qu\u2019une faille enfouie dans un secret. Et les femmes sont absentes de leur vie, peut-\u00eatre sont elles des comparses, certainement pas des compagnes.<br \/>\nRosi n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 fondre ses personnages dans la foule, \u00e0 les perdre parfois, puis \u00e0 les retrouver, en sorte qu\u2019ils ne sont pas des protagonistes mais plut\u00f4t des pivots de la trame. Qui sait si Mattei dit vrai lorsqu\u2019il relate son enfance pendant une s\u00e9ance de p\u00eache au bord d\u2019un lac, ou si Luciano r\u00e9pond avec clart\u00e9 lors du long interrogatoire au cours duquel il faiblit. Aussi \u00e9prouv\u00e9s soient Mattei et Luciano, jamais ils ne perdent leur quant \u00e0 soi. Le cas des Hommes contre diff\u00e8re quelque peu. Le lieutenant mort au combat pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale dispara\u00eet assez t\u00f4t dans le r\u00e9cit laissant cette m\u00eame impression frustrante d\u2019inach\u00e8vement.<br \/>\nChacun d\u2019entre eux se d\u00e9robe face \u00e0 nous tant le com\u00e9dien pratique un jeu d\u2019esquive. Il sait enraciner ces r\u00f4les dans la mati\u00e8re bruissante de la vie mais paradoxalement leur imprime un masque mortuaire, pour nous signifier peut-\u00eatre notre condition si fragile. Avec le personnage de Carlo Levi il vise plus haut : distiller dans son regard, par je ne sais quelle alchimie, un d\u00e9tachement rehauss\u00e9 par la bienveillance pour incarner la dignit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE CHRIST S\u2019EST ARR\u00caT\u00c9 \u00c0 \u00c9BOLI, PORTRAIT DU CIN\u00c9ASTE EN PEINTRE ET M\u00c9DECIN Positif, n\u00ba 656, octobre 2015, p 96-98. 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