{"id":6689,"date":"2023-03-10T17:13:45","date_gmt":"2023-03-10T17:13:45","guid":{"rendered":"https:\/\/florealpeleato.com\/?p=6689"},"modified":"2023-03-10T17:13:45","modified_gmt":"2023-03-10T17:13:45","slug":"mystere-de-la-douceur-les-films-dhenry-king","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/mystere-de-la-douceur-les-films-dhenry-king\/","title":{"rendered":"Myst\u00e8re de la douceur, les films d&#8217;Henry King"},"content":{"rendered":"<p>MYSTERE DE LA DOUCEUR<\/p>\n<p>Positif, n\u00ba 565, mars 2008, p 97-99.<\/p>\n<p>Au cours d\u2019un entretien film\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 <em>Proc\u00e8s de Jeanne d\u2018Arc <\/em>on demande \u00e0 Florence Delay pourquoi Bresson l\u2019a choisie pour son film et elle r\u00e9pond que sans doute \u00e9manait d\u2019elle un myst\u00e8re de la douceur qu\u2019il a su entrevoir. En aucun cas la douceur ne peut \u00eatre sollicit\u00e9e, encore moins provoqu\u00e9e\u00a0; son myst\u00e8re se fonde sur la fragilit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 laquelle la force temp\u00e8re la brutalit\u00e9 et sans laquelle elle n\u2019est que faiblesse.<\/p>\n<p>Cette travers\u00e9e des apparences appelle l\u2019attente, mieux encore est elle nourrie par le recueillement afin qu\u2019ait lieu ce d\u00e9voilement, de sorte que l\u2019acc\u00e8s au myst\u00e8re de la douceur rel\u00e8ve d\u2019une aspiration \u00e0 une connaissance qui aille au-del\u00e0 du savoir, une connaissance qui si elle n\u2019est pas religieuse est pour le moins spirituelle. Il n\u2019y a pas de douceur sans myst\u00e8re ni de myst\u00e8re sans douceur\u00a0; leur faire violence c\u2019est s\u2019obstiner \u00e0 s\u2019avouer vaincu. Combien de com\u00e9diens et cin\u00e9astes \u00e9chouent \u00e0 les rechercher quand seule l\u2019attente peut \u00eatre r\u00e9compens\u00e9e<\/p>\n<p>Si la douceur est la s\u00e8ve nourrici\u00e8re d\u2019une oeuvre cin\u00e9matographique son auteur doit assumer que souvent on la qualifiera de f\u00e9minine et qu\u2019on la confrondra avec la mi\u00e8vrerie, le renoncement au risque, la monotonie, l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 doter de vigueur. Les d\u00e9tracteurs d\u2019Henry King diront qu\u2019il en \u00e9tait d\u00e9pourvu puisque pendant pr\u00e8s de trente ans il s\u2019accoutuma aux servitudes de la Twentieth Century Fox. Si bien que l\u2019\u00e9nergie de Walsh, la modernit\u00e9 de Hawks, le lyrisme de Ford, la s\u00e8cheresse de Wellman, pour nous en tenir \u00e0 des caract\u00e9ristiques fort simples, assurent \u00e0 leurs auteurs une place au premier rang dans le panth\u00e9on des grands cin\u00e9astes classiques, alors que King s\u2019efface, d\u2019autant plus que l\u2019homme semble s\u2019\u00eatre fondu dans ses films.<\/p>\n<p>Sa conviction chr\u00e9tienne n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 cette place de deuxi\u00e8me choix \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 pr\u00e9vaut l\u2019ironie, o\u00f9 la peur du ridicule \u00e9touffe le go\u00fbt du sublime. Que p\u00e8se un simple fid\u00e8le face \u00e0 l\u2019ath\u00e9e blasph\u00e9mateur, au croyant tortur\u00e9, au dandy fascin\u00e9 par les fastes de la religion, \u00e0 l\u2019apprenti d\u00e9miurge, au mystique, \u00e0 l\u2019asc\u00e8te\u00a0? Bien peu de chose. Chanter les louanges de la bonhomie, de la joie, de la bont\u00e9, de la stabilit\u00e9 sociale et familiale, de la vie rurale ou dans une <em>small town<\/em>, comme dans <em>State fair <\/em>(1933) et <em>Wait till the sun shines, Nellie <\/em>(1952), serait propre d\u2019un r\u00e9actionnaire n\u2019\u00e9tait la r\u00e9elle innocence de son auteur, qu\u2019il est certes difficile d\u2019imaginer d\u00e9fendant la cause des noirs et des hommes mis au ban d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 stricte. Il est n\u00e9 dans un pays aux fronti\u00e8res encore mouvantes en 1886, soit une vingtaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 peine apr\u00e8s la fin de la guerre de S\u00e9cession, onze ans apr\u00e8s Griffith.\u00a0 Sa r\u00e9flexion intellectuelle a pour socle le XX si\u00e8cle mais il est patent que sa sensibilit\u00e9 et son imaginaire rel\u00e8vent de la fin du XIX si\u00e8cle. L\u2019innocence aujourd\u2019hui perdue \u2013 qui n\u2019est pas l\u2019ing\u00e9nuit\u00e9, toujours \u00e0 l\u2019ordre du jour \u2013 de qui est convaincu de vivre dans la Terre promise autorisait ce regard bienveillant sur les hommes.<\/p>\n<p>Selon King en d\u00e9pit des malheurs c\u2019est la bont\u00e9 qui sauve l\u2019homme de sa faiblesse, lors m\u00eame qu\u2019il est ath\u00e9e. Tel est le cas du personnage qu\u2019interpr\u00e8te Alexander Knox dans <em>I\u2019d climb the highest mountain <\/em>(1951). Ce misanthrope m\u00e9fiant perd un enfant \u00e0 cause du pasteur accueilli par une communaut\u00e9 agraire de G\u00e9orgie berc\u00e9e par un r\u00eave jeffersonien. Cependant lorsqu\u2019\u00e0 la fin de son minist\u00e8re le pr\u00e9dicateur adresse ses adieux aux villageois l\u2019homme bless\u00e9 lui tend la main\u00a0; nul esprit de vengeance, nul d\u00e9dain factice ne le ronge. Rien ne convainc le fermier \u00e9prouv\u00e9 par le deuil de l\u2019existence de Dieu mais poind dans son existence grise le go\u00fbt de la vie. Sugg\u00e9rer l\u2019apparition de l\u2019amour de la vie serait excessif et m\u00e8nerait au sermon mais le metteur en sc\u00e8ne s\u2019arr\u00eate sur le seuil de la solennit\u00e9. A la fin de <em>Wilson <\/em>(1944) le pr\u00e9sident Woodrow Wilson (encore Alexander Knox) n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 recevoir son rival politique qui pour sa part incarne le pr\u00e9cepte de Voltaire selon lequel\u00a0: \u00ab\u00a0je ne suis pas du tout d\u2019accord avec vous mais je d\u00e9fendrai jusqu\u2019\u00e0 la mort pour votre droit \u00e0 soutenir vos id\u00e9es\u00a0\u00bb. Une franche poign\u00e9e de main scelle alors leur adieu. Gr\u00e2ce au talent de Lamar Trotti, auteur tout aussi inspir\u00e9 de<em> L\u2019incendie de Chicago <\/em>(1937) et <em>La folle parade <\/em>(1938),<em> Wilson <\/em>et <em>\u00a0I\u2019d Climb the highest mountain<\/em> comptent parmi les plus beaux films de King. Sur un mode mineur il dresse l\u2019\u00e9loge de la probit\u00e9 et du courage face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9. Sc\u00e9nariste et r\u00e9alisateur partagent le go\u00fbt pour la chronique paisible du devoir, qu\u2019il s\u2019agisse de la pr\u00e9dication ou la pr\u00e9sidence des Etats-Unis. Cette attention port\u00e9e au quotidien, ce refus du suspense et des stridences contient un \u00e9loge implicite d\u2019un principe d\u00e9mocratique\u00a0: accorder \u00e0 chacun une place dans l\u2019\u00e9difice commun. Le gros plan qui individualise est plut\u00f4t rare, de m\u00eame celui qui glorifie, ainsi, lorsque le pr\u00e9sident Wilson sert \u00e0 boire aux soldats qui partent sur le front King affirme l\u2019\u00e9galit\u00e9 de ces hommes car pour exceptionnel qu\u2019il soit un homme n\u2019est jamais sup\u00e9rieur aux autres. Dans <em>Un homme de fer <\/em>(1949) le g\u00e9n\u00e9ral Savage\u00a0 (Gr\u00e9gory Peck) harangue ses aviateurs sur le point de silloner le ciel en qu\u00eate d\u2019ennemis allemands avant de leur ass\u00e9ner\u00a0: \u00ab\u00a0Consid\u00e9rez-vous morts.\u00a0\u00bb A l\u2019instar de son personnage King ne hausse pas le ton, n\u2019appuie pas le propos par un mouvement de cam\u00e9ra, une ponctuation musicale, un geste ou une pause de l\u2019acteur, c\u2019est au contraire sa retenue un peu s\u00e8che qui surprend d\u2019abord puis \u00e9meut. A la fin du film cet homme inflexible s\u2019effondre et King l\u2019\u00e9carte du r\u00e9cit afin de le laisser seul avec sa souffrance, non par m\u00e9pris mais plut\u00f4t par souci de dignit\u00e9. Il dispara\u00eet dans une sorte d\u2019anonymat. Bien que sa trajectoire soit hors du commun, Bernadette Soubirous (<em>Le chant de Bernadette<\/em>, 1943) demeure une jeune femme jet\u00e9e dans la vie quotidienne de son temps. Qu\u2019une nonne doute de sa sinc\u00e9rit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation tardive de sa maladie montre \u00e0 quel point King veut aplanir, \u00e9viter l\u2019h\u00e9roisme, pour mieux saisir l\u2019abn\u00e9gation sertie dans la douceur de Bernadette dont la force r\u00e9side dans une foi primitive. Est-on si loin d\u2019ailleurs du \u00ab\u00a0tout est gr\u00e2ce\u00a0\u00bb qui cl\u00f4t <em>Le journal d\u2019un cur\u00e9 de campagne\u00a0<\/em>?<\/p>\n<p>Dans la fluidit\u00e9 des s\u00e9quences l\u2019on ne saurait minimiser l\u2019apport de Barbara Mc Lean qui monta plus de vingt films de ses films mais c\u2019est \u00e0 King que l\u2019on doit ces plans, d\u2019apparence si simple, qui r\u00e9v\u00e8lent un bouleversement. C\u2019est \u00e0 la fin de <em>Wait till the sun shines, Nellie <\/em>le plan d\u00e9licat de la rue aper\u00e7ue jusqu\u2019alors \u00e0 travers la vitre du salon de coiffure dans lequel s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e la vie confin\u00e9e du protagoniste, c\u2019est \u00e0 la fin d\u2019un <em>Un matin comme les autres<\/em> (1959) Sheila Graham qui prend conscience de la mort de Scott Fitzgerald lorsqu\u2019elle se tourne vers la porte d\u2019entr\u00e9e de la maison et l\u00e0 o\u00f9 quelques secondes auparavant infirmiers et brancardiers agissaient dans l\u2019urgence il n\u2019y a plus que le vide et le silence.<\/p>\n<p>Pour autant, King aime \u00e0 sculpter ses images, \u00e0 leur donner la nettet\u00e9 de la gravure ; les draperies color\u00e9es de L\u00e9on Shamroy avec lequel il engagea una collaboration durable solidifient la douceur de ces sc\u00e8nes picturales. King \u00e9vite l\u2019effet spectaculaire soudain bien qu\u2019il use volontiers d\u2019un principe de mise en sc\u00e8ne dont on trouve un exemple extr\u00eame dans <em>L\u2019incendie de Chicago. <\/em>Ainsi, la ruade d\u2019une vache est \u00e0 l\u2019origine d\u2019un incendie qui d\u00e9vaste la ville b\u00e2tie en bois. L\u2019encha\u00eenement des causes et cons\u00e9quences r\u00e9pond au souhait de ne pas anticiper, de ne pas imposer un rythme. Ce n\u2019est que contraint, lorsque les personnages sont dans une voie sans issue, qu\u2019il emploie la violence. H\u00e9las, la pudeur si pr\u00e9gnante dans ses films poussa peut-\u00eatre la Twentieh Century Fox, ou King lui-m\u00eame, \u00e0 faire appel \u00e0 Alfred Newman dont les partitions soulignent ce qu\u2019il sugg\u00e8re.<\/p>\n<p>Dans ses films l\u2019homme est rarement m\u00e9diocre, il est faible lorsque l\u2019\u00e9lan moral fl\u00e9chit. Il est pour King un roseau qui ploie mais ne c\u00e8de pas. L\u2019auteur n\u2019en gomme pas les d\u00e9fauts, il tend plut\u00f4t \u00e0 les comprendre qu\u2019\u00e0 les condamner. M\u00eame l\u2019assassin Robert Ford n\u2019est pas un \u00eatre \u00e0 d\u00e9tester (<em>Le brigand bien-aim\u00e9<\/em>, 1939), c\u2019est un homme d\u00e9pass\u00e9 par l\u2019horreur de son acte. Pour King plus m\u00e9prisable est Barshee qui spolie de leurs terres les pauvres propri\u00e9taires terriens. Quant \u00e0 Johnny Ringo il plaint le jeune immature qui attente \u00e0 sa vie (<em>La cible humaine, <\/em>1950). L\u2019un et l\u2019autre deviennent des parias, c\u2019est-\u00e0-dire des exclus condamn\u00e9s \u00e0 n\u2019\u00eatre plus pr\u00e9sent dans le plan. Consid\u00e9rer l\u2019autre m\u00e9diocre est source de col\u00e8re, le croire faible conduit \u00e0 moins le critiquer. Cette propension \u00e0 la cl\u00e9mence peut irriter les r\u00e9fractaires prompts \u00e0 la r\u00e9volte.<\/p>\n<p>On s\u2019en doute, les paraboles bibliques abondent\u00a0: David et Goliath d\u00e8s <em>Tol\u2019able David <\/em>(1921) puis dans le flash-back qui \u00e9voque l\u2019enfance du roi David (<em>David et Betsab\u00e9e<\/em>, 1951), le verger \u00e9d\u00e9nique de <em>Ramona<\/em> (1936) jusqu\u2019\u00e0 la vigne du patriarche de<em> This earth is mine <\/em>(1959), le fils prodigue dans<em> Over the hill <\/em>(1931), \u00a0<em>L\u2019incendie de Chicago \u00a0<\/em>et <em>Maryland<\/em> (1940), et encore <em>The earth is mine<\/em>, mais s\u2019il puise surtout ses sources dans l\u2019Ancien Testament le ton est beaucoup plus serein.<\/p>\n<p>Dans <em>Barbara, fille du d\u00e9sert <\/em>(1926) un intertitre nous annonce que \u00ab\u00a0r\u00e9dimer le d\u00e9sert\u00a0\u00bb est le propos des habitants qui colonisent pr\u00e8s du fleuve Colorado des terres br\u00fbl\u00e9es par le soleil. Le rachat de l\u2019homme est le pendant de la r\u00e9demption de la terre. L\u2019ouverture de ce m\u00eame film montre une jeune femme seule avec son b\u00e9b\u00e9 parmi des dunes de sable, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son chariot et de son mari d\u00e9funt. Cet op\u00e9ra des origines qui chez d\u2019autres prendrait une ampleur tellurique est trait\u00e9e en quelques plans picturaux o\u00f9 le mouvement des personnages se fige, tout comme le prologue de <em>L\u2019incendie de Chicago <\/em>qui pr\u00e9sente une veuve et ses trois fils qui enterrent le p\u00e8re dans la Prairie \u00e0 quelques lieues de Chicago.<\/p>\n<p>Plus tard <em>Tant que soufflera la temp\u00eate <\/em>(1955) commence r\u00e9ellement lorsque dans le bateau qui l\u2019\u00e9loigne de l\u2019Irlande afflig\u00e9e par la famine la passag\u00e8re protagoniste (Susan Hayward) aper\u00e7oit la c\u00f4te d\u2019Afrique du Sud. Elle dit\u00a0: \u00ab\u00a0On dirait la fin du monde ou son commencement.\u00a0\u00bb Un cin\u00e9aste moderne traiterait, bien involontairement peut-\u00eatre, de la fin d\u2019une \u00e9poque ou de la fin des temps mais King s\u2019abreuve aux commencements, ou plus exactement il d\u00e9crit ici, une fois encore, une renaissance\u00a0: un nouveau pays, de nouveaux hommes libres. Etrangement <em>Capitaine de Castille <\/em>(1947) n\u2019est qu\u2019un long prologue. Le film s\u2019ach\u00e8ve l\u00e0 o\u00f9 commencerait la plupart des films\u00a0: avant le grand et tragique spectacle de la conqu\u00eate du Mexique. Dans <em>Un matin comme les autres <\/em>King \u00a0fait dire\u00a0 \u00e0 Scott Fitzgerald au bord de l\u2019agonie : \u00ab\u00a0La beaut\u00e9 de la litt\u00e9rature c\u2019est qu\u2019elle est toujours jeune.\u00a0\u00bb Cet \u00e9loge des commencements justifie ces d\u00e9buts de films marqu\u00e9s, au del\u00e0 des conventions hollywoodiennes, par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un jeune couple (<em>I\u2019d climb the highest mountain, Wait till the sun shines, Nellie<\/em>), d\u2019un personnage seul (<em>A travers l\u2019orage, <\/em>1935\u00a0; <em>Lloyds of London, <\/em>1936\u00a0;<em> Little Old New York<\/em>, 1940\u00a0;<em> This earth is mine<\/em>), d\u2019un groupe d\u2019hommes (<em>A bell for Adano, <\/em>1948) dans un lieu nouveau o\u00f9 tout est \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>Haydn occupe dans l\u2019histoire de la musique classique une place incertaine. Sa constance, son \u00e9quilibre, sa discr\u00e9tion attirent moins que la puissance et la gravit\u00e9 de Bach, le g\u00e9nie quasi divin de Mozart, les tourments de Beethoven. Sous la protection de la famille Esterh\u00e1zy il composa sans rel\u00e2che durant une trentaine d\u2019ann\u00e9es. Il \u00e9crivit : \u00ab Mes fonctions de chef d\u2019orchestre me permettaient de faire toutes les exp\u00e9riences, d\u2019observer l\u2019impression produite, d\u2019am\u00e9liorer ce qui \u00e9tait faible, d\u2019ajouter, de couper, d\u2019oser. Je me devais d\u2019\u00eatre original\u00a0\u00bb Dans la prison dor\u00e9e de la Fox le prestige permit aussi \u00e0 King d\u2019affermir son ambition d\u2019artiste, occult\u00e9e par son humilit\u00e9 d\u2019artisan, non pour subjuguer, plut\u00f4t pour satisfaire un besoin de d\u00e9passement et pour atteindre \u00e0 la beaut\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MYSTERE DE LA DOUCEUR Positif, n\u00ba 565, mars 2008, p 97-99. Au cours d\u2019un entretien film\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 Proc\u00e8s de Jeanne d\u2018Arc on demande \u00e0 Florence Delay pourquoi Bresson l\u2019a choisie pour son film et elle r\u00e9pond que sans doute \u00e9manait d\u2019elle un myst\u00e8re de la douceur qu\u2019il a su entrevoir. En aucun cas la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6690,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[356],"class_list":["post-6689","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cine-americano","tag-hnery-king"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6689","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6689"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6689\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6690"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6689"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6689"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/florealpeleato.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6689"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}